Picrochole

Picrochole

 

J’avais donc passé des auditions pour l’atelier théâtre du collège.

Je me souviens qu’il s’agissait de lecture de scène du texte me semble-t-il et Paul Vilalte m’avait choisi pour interpréter le rôle éponyme. Le seul hic c’est que cela ne me convenait pas. Par frousse…J’avais envie de me produire sur scène (je l’avais déjà fait en récitant des poèmes pour le spectacle de fin d’année des écoles primaires par exemple) mais pour une première fois je ne me sentais pas d’enfiler le costume du premier rôle.

Alors j’ai posé la question à mes parents et j’ai eu une discussion avec Marlène Rouget  et après maintes palabres je me suis laissé convaincre.

Me voilà donc dans une pièce adaptée des « guerres picrocholines » de François Rabelais par Paul Vilalte lui-même et dans laquelle certains professeurs du collège jouaient ou mettaient la main à la pâte dans les divers secteurs du spectacle : costumes (Francine Henn {prof de dessin}), maquillage (Marie-Louise Bonfils {prof d’anglais})…

Les répétitions avaient lieu le mercredi  après-midi je crois dans le réfectoire : les tables étaient poussées et l’espace ainsi fait signifiait la scène. Par la suite nous sommes allés au foyer communal de Poussan (la ville qui abritait le collège) et c’est dans ce lieu que j’ai effectué mon premier « vrai » spectacle le 1er juin 1989.

 

Pendant les dernières répétitions j’avais le droit de faire sauter quelques heures de cours (prérogatives que m’enviaient certains) afin que le spectacle soit le mieux possible.

Beaucoup de classes du collège sont venues voir la pièce et le lendemain les regards qui se posaient sur moi avaient un peu évolués : du clown de la cour de récré j’étais passé à celui qui pouvait tenir une salle. J’ai signé mes premiers autographes sur les programmes (une dame que je ne connaissais pas était venue me voir et m’avait dit : j’aimerai que vous me signiez le programme car je pense que vous irez loin), sur des t-shirts sérigraphiés au logo de l’affiche du spectacle qui représentait Picrochole mais comme s’il était un épouvantail…

C’était Francine Henn qui avait fignolé mon costume. Je me souviens d’être allé chez elle à Sète en scooter pour faire des essayages. Elle écoutait de la musique classique et cette invitation était un peu étrange pour moi : un élève qui se retrouve chez un professeur.

Sur scène il y avait aussi Jean Artières qui faisait partie de la troupe de théâtre amateur que dirigeait Paul Vilalte : la compagnie du strapontin. Cette année-là je crois qu’ils jouaient un montage de pièce d’Anton Tchekov : « Des pommes pour Eve » et j’étais allé les voir à la MJC de Poussan.

Je me souviens également que la lumière avait été confiée à un élève de l’école Scaenica de Sète.

Une vidéo du spectacle a été tournée et j’essaierai de publier quelques photos de cette première aventure…

 

 

                               Mickaël Viguier

                               (24/09/08)

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